le bleu de travail de Titane00

Une nana en bleu de travail, une maison des années 30, beaucoup de travaux à faire et un budget minuscule, ... Ca va être long mais je m'accroche!

09 juillet 2009

En bref : évier, abri en terrasse, fissures

Récemment, on a avancé un peu:
- on a changé l'évier de la cuisine, et du coup on a un meuble en dessous, alors qu'avant l'évier était posé sur deux montants en Siporex et dessous il n'y avait rien. En fait on a surtout deux portes, laides et pas alignées, et ça permet de ranger des choses hors de vue et hors de poussière. c'est un progrès. On envisage d'acheter une façade de meuble, en pin ou chêne par exemple (ça reste à voir) et de la poser sur le devant. En façade quoi. Normal pour une façade. Un cadre, deux portes, deux poignées en bois massif.
- on a désormais une partie de la terrasse qui est abritée du soleil. Et de la pluie aussi, mais en été c'est surtout le soleil qui pose problème. Maintenant on peut profiter de la terrasse pendant la journée, alors qu'avant, si on s'aventurait à faire un barbecue en terrasse, il fallait vite rentrer à l'ombre après avoir retourné les brochettes / papillotes / tranches de légumes, pour ne pas cramer sur place presque aussi vite que la nourriture. En mi-saison on pourra aussi en profiter pour profiter de l'air frais et du calme extérieur, même les jours de pluie, et manger / paresser / jouer aux échecs etc. à l'abri des intempéries.

Photos prochainement, si vous les demandez.

Pendant ce temsp les fissures s'agrandissent de partout, zhom pense (et dit) que je ne dois pas m'inquiéter mais ça ne sert à rien, je m'inquiète.
L'escalier de l'entrée donne des signes bizarres. Plusieurs marches se fendillent. On dirait que le mur sur lequel s'appuient les marches est en train de bouger dans un certain sens et que le sol sur lequel est construit l'escalier bouge dans un autre sens. Il doit y avoir sous la maison l'équivalent miniature de la faille de San Andreas. Ou quelque chose comme ça. Une zone de subduction, ou alors de transcurrence (on dit aussi coulissage).

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23 mai 2009

La confiture de cerises en 24 étapes pas du tout professionnelles

Côté bricolage, on a acheté le nouvel évier et le meuble de dessous, mais auparavant... il fallait s'occuper des cerises, avant qu'elles ne pourrissent toutes.

Comment réussir une délicieuse confiture de cerises du jardin en 24 étapes simples et faciles ni simples ni faciles.

1. Se dégoûter des cerises fraîches en s'empiffrant pendant plusieurs jours.
2. Faire le tour des copains et copines pour proposer nos belles cerises bio. Franchement c'est une belle année pour les cerises. Chez vous aussi?
3. Se décider à faire des confitures pour ne pas perdre tout ce qui reste, pour faire profiter les copains qui ne sont pas là pour les cueillir, pour économiser en confiture pendant les douze mois à venir, et une tonne d'autres raisons censées me motiver à fond.
4. Aller acheter du sucre à confitures, 4 fois le prix du sucre, mais bourré de gélifiants végétaux qui éviteront un échec cinglant - en fait on ne peut pas vraiment rater une confiture, surtout si on inclut des fruits pas très mûrs : acide et pectine garantis.
5. Sortir de la cave la bassine en cuivre, s'apercevoir qu'il faut la récurer, passer 20 minutes à frotter, se rendre compte qu'on arrivera à faire briller le fond mais pas les bords, se décider pour la cocotte minute afin d'éviter des saveurs parasites dans la future confiture. A propos des avantages et inconvénients du cuivre, lire quelques remarques sur cette page de l'INRA.
6. En fin de journée, saisir un saladier vide et aller cueillir les cerises qui sont à peu près à portée de main. Plus tôt, il ferait trop lourd et trop chaud.
7. Grimper sur une chaise pour avoir les cerises qui sont un peu en hauteur, pour finir de remplir le premier saladier.
8. Se mettre en équilibre instable, poser un panier à salade en équilibre instable sur les branches, s'étirer au point de se déboîter un bras pour atteindre une branche un peu lointaine, et devoir ramasser sur le sol le contenu du panier dont l'équilibre était vraiment trop instable.
9. Sortir l'escabeau pour régler leur compte aux cerises qui ont poussé trop haut sur l'arbre. Ne pas ranger l'escabeau, on verra demain.
10. Arriver à remplir trois récipients moyens et dépareillés. Grignoter un repas du soir pour se donner des forces.

11. Dégotter quelques bocaux et leurs couvercles et les stériliser patiemment à l'eau bouillante, pendant 2 minutes chacun. Je dis 2 minutes mais je ne connais pas le temps exact pour réellement tuer les microbes et germes. (Oups, il paraît que c'est 10 mn) Aligner les pots à l'envers sur un torchon propre.
12. Rincer, équeuter et dénoyauter les cerises pendant une heure et quart, en zieutant Missing sur W9. Monter le son pour couvrir les ronflements de zhom qui fait la sieste. Oui, je sais, j'abuse un peu pour les liens.
13. Repérer quelques vers tout en retirant les noyaux, preuve que les fruits sont non traités et donc très sains. Une fois la fierté passée, penser à retirer les vers.
14. Jeter les noyaux à la poubelle, sauf si vous voulez faire la chasse aux mini-cerisiers dans votre gazon au printemps prochain. C'est que ça pousse bien ces trucs-là. Si quelqu'un veut un cerisier à repiquer, laissez-moi un commentaire vers mars-avril.
15. Peser les cerises.
16. Calculer la masse de sucre à confitures nécessaire, s'apercevoir qu'un paquet ce n'es pas assez. Se dire qu'après tout, la confiture n'en aura que plus de goût. Hésiter. Peser le pour et le contre puis peser une masse approximative de sucre normal pour compléter.
17. Tout balancer dans la cocotte minute, touiller à la cuiller en bois, mixer quelques secondes pour faire sortir un peu de jus, penser à sortir la louche, vérifier que les bocaux sont prêts, puis mettre le feu au max pour amener à ébullition. Retirer son t-shirt pour supporter la chaleur.
18. Se dire qu'il faut faire une photo pour le blog. Sortir l'appareil, faire une tentative, s'apercevoir que le mode flash n'est pas activé, recommencer, se demander pourquoi l'appareil affiche "piles épuisées", dégotter deux piles fraîchement rechargées et les insérer à la place des pauvres épuisées. Prendre deux ou trois clichés embués.
19. Touiller précipitamment à la cuiller en bois : ça commençait à bouillir, ça aurait pu attacher.
20. Maintenir à ébullition 7 minutes, comme dit le mode d'emploi du sucre spécial. Avoir chaud aux mains. Se demander s'il ne faudrait pas aussi retirer le soutif, mais changer d'avis à l'idée de la confiture brûlante qui pourrait éclabousser - l'idée de ces projections intempestives de confiture ferait sûrement briller les yeux de zhom s'il n'était pas en train de faire vibrer le canapé et le sol, mais franchement je n'ai pas envie de me cramer la peau à cet endroit.
21. A l'aide de la louche, remplir les bocaux stérilisés, se brûler les doigts en faisant déborder la confiture brûlante (mais il ne faut pas laisser d'air dans les pots, sinon ils ne seront pas stériles). Visser rapidement les couvercles et retourner les pots sur un deuxième torchon propre - mais un torchon auquel on tient un peu moins, parce que ça tache, les cerises, même cuites.
22. Se rendre compte qu'on aura besoin de pots supplémentaires, les stériliser vite fait et les remplir aussi.
23. Utiliser l'eau chaude qui a servi à stériliser les derniers bocaux pour décoller de la cocotte le liquide rouge qui commence à se gélifier sur les parois. Y faire tremper aussi la cuiller en bois et la louche.
24. Nettoyer les alentours de la cuisinière, les torchons, les saladiers, la balance de cuisine, la table, le sol sur lequel le jus a dégouliné pendant le dénoyautage, les avant-bras de la cuisinière (moi, pas le meuble), les vêtements de la cuisinière (moi, là aussi), les pieds, le carrelage de la cuisine.

25. Optionnel : venir taper 24 petits paragraphes sur son blog pendant que les pots refroidissent, et avant que Sex and the City ne commence. Tiens, je crois que zhom se réveille.

Je viens de lire que je n'avais pas bien stérilisé, et puis qu'il fallait nettoyer les bords des pots avant de visser les couvercles.

Si ma stérilisation n'est pas parfaite, vous pensez que ça se voit et que les pots prennent une horrible teinte verdâtre ou noire, ou bien que les toxines et bactéries sont de vilaines petites chipies discrètes et que personne ne s'en apercevra avant d'être gravement intoxiqué?

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16 mai 2009

flocons de soja aux courgettes façon provençale

Aujourd'hui en cuisine, c'est pas bricolage, mais recette végétarienne. La semaine prochaine ce sera remplacement d'évier.

Avant la recette, le contexte:
L'autre jour, dans le magasin bio près de chez moi, j'ai acheté des Flocons de Soja Toastés. Moi qui me ruine en steaks de soja pour manger moins de viande , je cherchais des préparations au soja plus abordables que mes Sojas*n. Etre quasi-végétarien c'est bien (oui) mais on veut se sentir bien nourri pour pas trop cher. Donc pour préparer moi-même mes protéines végétales, j'ai embarqué 500g de flocons de soja... qui ne ressemblaient à rien de connu à part des céréales pour petit déj.

Après avoir acheté mes flocons, j'ai cherché des recettes, et trouvé très peu. Des crêpes, ou des espèces de galettes... Et quelques idées bizarres sur Tofu For Two. Donc je me suis dit que j'allais créer moi-même les recettes. Premier essai aujourd'hui, que je qualifie de réussi. Et photo cliquable.

floconssojaLa recette:
Ingrédients pour 2 assiettes moyennes, si on sert avec une louche de riz à côté, ou 1 assiette bien pleine
1 demi-courgette
1 demi-oignon (ou un tiers s'il est gros)
1 tomate (ou 8 tomates coeur-de-pigeon comme sur la photo)
quelques cuillerées d'un reste de sauce basquaise aux poivrons (ou de sauce tomate aux légumes)
un demi-mug de Flocons de Soja Toastés
une petite moitié de gousse d'ail
une bonne cuillerée d'huile d'olive, sel, herbes de Provence
de l'eau

Dans une petite poêle ou une casserole :
Faire suer une demi-minute l'oignon émincé dans l'huile d'olive
Ajouter la courgette coupée en petits dés, et la tomate coupée en morceaux, ou les mini tomates coupées en deux, et faire suer un peu plus pour que ça sente bon
Ajouter les herbes de Provence, la gousse d'ail écrasée ou coupée en petits mroceaux, l'eau, les flocons, assez d'eau pour que les flocons soient immergés.
Amener à ébullition, couvrir, et laisser cuire suffisamment (*) pour que les dés de courgette soient fondants, et que les flocons soient tendres. Même consistance que des flageolets, par exemple.
Saler en cours de cuisson.
Servir le mélange chaud.

A servir avec du riz comme ici, ou avec de la semoule, façon couscous, en pimentant un peu le mélange?

* : Je n'ai pas chronométré, peut-être 10mn, peut-être20, parce qu'on prenait les mesures pour l'évier en même temps.

> Recette simple, vaisselle limitée, petit prix, et franchement c'était bien bon.

A propos des flocons de soja utilisés:
C'est la marque Celnat
pour 100g: 450kcal, 39.6g de protéines, 32.7g de glucides, 23.1g de lipides, 8.1g de fibres. Bien sûr c'est pour 100g de flocons secs, quand on les fait cuire avec l'eau ça gonfle, donc ça change.

Une fois cuits, les flocons de soja font penser à des pois chiches coupés en deux ou à des flageolets, pour la consistance. Ca me fait penser aux amandes qu'on peut trouver dans certaines recettes de restos asiatiques : un peu ferme, pas beaucoup de goût, mais nourrissant.

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30 décembre 2008

Carottes et pois chiches façon tajine

Je fais souvent des petits frichtis végétariens improvisés. Là, c'était particulièrement savoureux, alors je partage.

Carottes et pois chiches façon tajine
A servir avec de la semoule

Quantités pour deux belles assiettes:

une petite boîte de pois chiches
deux belles carottes
une petite boîte de pulpe de tomates
un oignon moyen
8 à 10 pruneaux (les dénoyauter)
deux gousses d'ail
Condiments : huile d'olive, sel, herbes de Provence, piment, des épices "mélange pour couscous" toutes prêtes (contenant un peu de cannelle)
Optionnel : une cuiller à soupe de sucre en poudre (à cause de la tomate en conserve)

Très simple:
Emincer l'oignon, le mettre dans une toute petite cocotte, ou une casserole en fonte comme nous, dans de l'huile pour qu'il sue un peu.
Ajouter les carottes pelées coupées en dés pas trop gros, après une minute, et les faire revenir un peu dans l'huile, jusqu'à faire confire un peu les carottes.
Baisser le feu, verser les pois chiches égouttés, la tomate, les pruneaux coupés en petits morceaux, l'ail coupé en tout petits dés, les herbes (une cuill à s), les épices et le sel à votre goût. Rajouter un peu d'eau et couvrir, il faut que ça mijote tranquillement.
Vérifier l'assaisonnement après 20mn, rajouter du sucre si les tomates en conserves sont très acides.
Laisser cuire au moins jusqu'à ce que les carottes commencent à être fondantes. Rajouter un rien d'eau en fin de cuisson si on aime qu'il y ait "du jus".

Souvent je mets des dattes, mais là j'avais des pruneaux entamés. Eh bien pruneaux/carottes, c'est super. J'imagine qu'avec des abricots secs on doit arriver à la même chose.

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23 novembre 2008

Dans la cuisine - la bonne soupe

C'est une nouvelle catégorie.
Vu que côtés travaux ça n'avance pas trop - on a entamé l'isolation du grenier, avec plaques de polystyrène, mais c'est en pause, avec des petites billes blanches plein la véranda - pour faire passer le temps je poste une petite recette.

Soupe mousseuse à la courge et au raz el hanout

J'ai improvisé une soupe avec ce qu'on avait dans la cuisine, et le résultat était incroyablement bon. Enfin, à mon goût, parce que zhom, lui, a trouvé ça fade et bizarre (quand c'est nouveau il est toujours comme ça). Du coup j'ai tout mangé, na.
C'est les flocons d'avoine qui donnent la consistance un peu mousseuse / crémeuse, pas la crème.

Ingrédients
environ 800g de courge, en gros morceaux
1 gros poireau (ou 2 vieux un peu ratatinés)
2 grosses patates (ou 5 petites)
1 belle carotte
1 petit navet
3 cuillerées à soupe de flocons d'avoine (précuits, bio, dans mon cas)
1 gousse d'ail
1 oignon
10cl de crème fraîche environ
huile d'olive ou autre
herbes de provence, sel, poivre, un petit bout de bouillon cube de légumes
raz el hanout

Il faut aussi une casserole et un mixer plongeant

Comment procéder :
- faire suer l'oignon émincé, légèrement coloré si on aime, dans un peu d'huile
- ajouter les cubes de courges, de patates
- ajouter le blanc du poireau (et un peu du vert mais pas trop) coupé en tronçons recoupés en deux.
- touiller sur feu vif quelques instants pour faire un peu sortir les saveurs
- ajouter de l'eau à hauteur et intégrer navet, condiments (sauf le raz el hanout), ail dégermé en petits morceaux, et les flocons d'avoine
- laisser cuire lentement à couvert jusqu'à ce que la courge s'écrase à la fourchette
- verser la crème fraîche et mixer
- refaire un tout petit peu chauffer, rectifier l'assaisonnement sans trop poivrer
- ajouter le raz el hanout au moment où on retire la soupe du feu, touiller, servir avec un petit peu de crème fraîche sur le dessus pour faire joli.

Super facile, pas cher si on a déjà du raz el hanout.
Encore meilleur réchauffé le lendemain (rajouter du raz el hanout parce qu'il perd de sa saveur à la cuisson)

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14 septembre 2008

Cohabitez avec vos mites alimentaires

Si dans votre cuisine volettent de petits papillons gris dès que vous allumez la lumière, la nuit tombée, et que dans votre sachet de pâtes ou de lentilles se forment de petits grumeaux accrochés aux parois comme par de minuscules toiles d'araignée, alors sans doute hébergez-vous une petite colonie de mites alimentaires (et leurs centaines de petits vers blancs).
Même que parfois on les entend les soirs d'été... on entend comme un petit bruit de paquet alimentaire qu'on tapoterait... et pourtant ce ne sont ni rats ni souris, c'est quand la bête rentre dans votre sachet de pâtes.

Comment faire?
Ou bien on s'en débarrasse, ou bien on vit avec.
Chez nous, pour l'instant, on vit avec, parce que s'en débarrasser n'est pas facile et implique de gaspiller de la nourriture (d'autant plus que pour zhom, une mite, c'est de la nourriture).

1. Comment se débarrasser des mites alimentaires?
Il faut d'abord jeter / utiliser tous les aliments susceptibles d'être infestés : pâtes riz biscuits farines chocolat sucreries... et même certains fruits ou légumes (on dirait qu'elles aiment les patates un peu ramollies).
Quand je dis utiliser, c'est parce que jeter c'est dommage. Si vos aliments sont bio ils feront du très bon compost (et même s'ils ne le sont pas). Si vous avez des animaux à la maison ils seront ravis de vous aider à finir les boîtes. Si c'est des graines ou des céréales pour petit déj on peut faire des boules de graines pour nourrir les oiseaux l'hiver.
Pensons à éviter le gaspillage, quoi.
Ensuite, jeter les emballages, dépoussiérer, puis nettoyer à fond. La javel ou le vinagire pour tuer les z'oeufs restants. Des produits spécifiques existent mais je n'ai pas testé (des trucs bio aux phéromones notamment), sinon la lavande permet de prévenir la réapparition des bébêtes, semble-t-il. Le laurier peut-être aussi.
La galère c'est que la bête pondrait ses oeufs dans le bois, d'où réapparitions à prévoir.

2. Comment vivre avec les mites alimentaires?
Ca, c'est l'option "j'ai pas envie de jeter toutes mes provisions juste à cause de ces sales bêtes, ça coûte cher la bouffe, et en plus il me faudra du temps avant d'être sûr qu'il n'y en a plus".
L'idée c'est de ne plus faire de provisions, de consommer petit à petit ce qui est dans la maison, donc potentiellement infesté, mais sans manger de mites.
NB : Cela ne concerne pas zhom qui est ravi d'horrifier tout le monde en mangeant des mites les soirs d'été. Cela concerne titane, par contre, qui non seulement évite de manger de la viande, mais en plus évite de manger ce qui ressemble à des larves immondes ou à des trucs ailés gris tout cacabeurk.

A chaque ouverture de paquet, ouvrir l'oeil, pour repérer si visiblement il y a eu des visites ou non.
Si tout paraît sain, consommer jusqu'à preuve du contraire. Conserver au frigo le paquet entamé.
En cas de découverte d'un paquet potentiellement visité : on peut quand même consommer si on a du courage. La mite n'est pas toxique. Il s'agit alors d'éliminer le parasite avant consommation, à moins de vouloir jouer à Fear Factor ou Koh Lanta.
On peut d'abord éliminer la partie visitée si c'est assez facile à voir. Si on ne peut pas savoir quelle partie a été visitée, c'est plus complexe. Suivez la marche à suivre.

Supposons que vous ouvrez un paquet de riz:
D'abord, le déverser dans une assiette ou plusieurs assiettes. Trier avec les doigts. Le riz c'est de couleur clair alors c'est facile de repérer la mite. Pour les lentilles vertes c'est un peu plus galère.
Faire chauffer l'eau normalement, mais en mettre un peu plus que d'habitude.
Verser le riz (ou les pâtes ou ... bref).
Attendre quelques secondes : en cas de larves ou autres habitants, ils vont remonter immédiatement à la surface. Il suffit de les repêcher comme si on écumait. Pas de souci, on les voit bien si la hauteur d'eau est suffisante pour séparer le riz qui cuit de ce qui flotte.
Surveiller la surface pendant une ou deux minutes et touiller pour vérifier qu'il ne reste "personne".

Et pi voilà. Le riz, les pâtes, c'est facile de trier. Dans le cas de lentilles vertes ou noires, il vaut peut-être mieux jeter tout le paquet...
L'autre jour j'ai cuit des lentilles corail, donc j'aurais dû voir les bestioles, hein. Mais j'ai été bête, j'ai d'abord préparé mes oignons blondis, quelques poivrons, et mis des herbes de Provence, avant de mettre les lentilles. Grosse erreur. Rien ne ressemble plus à un parasite qu'un fragment d'herbe de Provence (thym ou morceau de romarin) qui flotte en surface. En plus les lentilles (même rincées) ça fait un paquet d'écume dès le début de la cuisson, pas facile. Et puis des fois il y a des peaux et des bouts de germes qui remontent, et ça ressemble un peu à des bébêtes.
Je me suis usé les yeux à surveiller le dessus de l'eau. J'ai récupéré une bestiole ou ce qui ressemblait à une bestiole, pas sûre...

L'idée de manger un aliment qui a été en contact avec les bestioles est peut-être épouvantable pour certains. Pas pour moi, et pourtant je ne suis pas trop du style "Koh Lanta", mangeons des larves vivantes, etc. Si on peut voir avec ses yeux que les bêtes sont parties, on n'a pas trop de mal à manger. Enfin ça doit dépendre des personnalités évidemment. Ou alors c'est l'habitude de voir des sales bêtes dans les paquets de bouffe : à la longue on est moins dégoûté, on finit par juste vouloir manger tranquille.

Voilà, voilà. Et puis petit à petit, il faut épuiser les provisions et ne pas racheter d'épicerie susceptible d'être attaquée. Quand les stocks arrivent à leur fin, tout nettoyer au vinaigre comme nous disions, puis conserver la bouffe à l'abri (frigo par exemple) pendant un certain temps avant de re-stocker des provisions.

Prévention:
Lavande, laurier, ou les huiles essentielles associées.
Anne de blog bio propose de stocker 24h au congel les nouveaux achats de produits appréciés des mites.

Une autre piste : petit à petit, s'équiper d'emballages hermétiques ou simplement de bocaux pour remplacer les sachets du commerce (les bocaux de sauce pour pâtes, pour stocker les pâtes, c'est pas bête).
Si vous avez d'autres trucs qui marchent...

Ici un article qui list eplusieurs blogs traitant du sujet.

Posté par titane00 à 17:28 - maison - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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